Numérotation AlphaBinaire : retrouver la place de chacun (ascendants, collatéraux, alliés)
« La numérotation JAY (AlphaBinaire) est un système de repérage généalogique conçu par Cédric JAY. Elle combine la logique binaire issue de l’ascendance (type Sosa) et un codage alphabétique pour les collatéraux, avec une notation d’alliance par parenthèses. »ose d’utiliser des lettres majuscules ou minuscules, pour distinguer l’ordre de la naissance et le genre d’un individu membre d’une branche collatérale. Si toutefois l’ordre de la naissance n’est pas connu, la lettre attribuée peut se rapporter à l’ordre d’enregistrement, ou trouvaille de l’individu.
Construire un arbre généalogique, c’est vite gérer des dizaines, puis des centaines de personnes : ascendants, fratries, oncles et tantes, cousins, conjoints, belles-familles…
Très tôt, il devient utile d’adopter un repère simple pour situer immédiatement un individu dans l’arbre.
La numérotation Sosa-Stradonitz répond parfaitement à un besoin : numéroter les ascendants directs (parents, grands-parents, etc.) avec un numéro stable à partir du De cujus (la personne “racine”, numérotée 1).
Mais elle montre ses limites dès qu’on veut identifier clairement :
- les collatéraux (frères/sœurs, oncles/tantes, cousins…),
- les alliés (conjoints, beaux-enfants, parents par alliance…).
Pour répondre à ce besoin, j’ai conçu un système complémentaire : la Numérotation Jay (système AlphaBinaire).
L’objectif : attribuer à chaque personne reliée à l’arbre un identifiant lisible, qui indique d’un coup d’œil la branche, la génération, et le type de lien (sang ou alliance).
Numérotation des personnes liées à un arbre généalogique
Explications
Principe général : 3 éléments, 1 numéro
La Numérotation Jay (système AlphaBinaire) combine :
- Le binaire pour l’ascendance (très visuel)
- Des lettres pour descendre vers les collatéraux et la descendance
- Des parenthèses pour signaler les alliances (mariages/unions)
Un numéro peut donc ressembler à :
- 110 (ascendance directe)
- 110CA (collatéral)
- 10(1)Ba (avec union précisée)
- 1(2A) (beau-fils / alliance)
Numéroter les ascendants : la partie binaire
Règle de base
- Le de cujus porte 1 (homme ou femme, peu importe).
- Pour chaque génération en ascendance, on ajoute un chiffre :
- 0 pour le père
- 1 pour la mère
Exemples simples
- Vous : 1
- Père : 10
- Mère : 11
- Grand-père paternel : 100
- Grand-mère paternelle : 101
- Grand-père maternel : 110
- Grand-mère maternelle : 111
Astuce : si vous utilisez déjà Sosa, vous pouvez obtenir le numéro AlphaBinaire d’un ascendant en convertissant le numéro Sosa en binaire (gain de temps, résultat immédiat).
Numéroter les collatéraux : la partie alphabétique
Une fois que vous avez le “point d’ancrage” (un ancêtre commun en binaire), vous pouvez descendre vers :
- un enfant,
- un frère/une sœur,
- un oncle/une tante,
- un cousin, etc.
Règles des lettres
- A = 1er enfant, B = 2e enfant, C = 3e, etc.
- La casse indique le genre :
- Majuscule = homme (A, B, C…)
- Minuscule = femme (a, b, c…)
Si l’ordre de naissance n’est pas connu : vous pouvez utiliser l’ordre d’enregistrement (ou de découverte), mais gardez la même règle partout.
Exemple : cousin germain
Prenons 110 (grand-père maternel).
- 110C : son 3e enfant (un oncle, si c’est un homme)
- 110CA : le 1er enfant de cet oncle (votre cousin germain, si c’est un homme)
Ce numéro se lit très simplement :
110 (ancêtre commun) → C (son enfant n°3) → A (son enfant n°1).
L’oncle et le neveu sont parents au 3e degré en droit civil et du 1er au 2e degré en droit canon.
Le cousin germain (1er né de l’oncle du de cujus) qui aura le numéro 110CA sera parent au 4e degré en droit civil et 2e degré en droit canon (2 lettres et 2 chiffres).
Numéroter les alliés : les parenthèses
Dès qu’une personne est liée par alliance (et non par le sang), on l’indique avec des parenthèses.
Principe
- On conserve le repère de la personne “dans l’arbre”
- Et on place entre parenthèses ce qui vient par l’union
Vous pouvez aussi préciser le rang de l’union si nécessaire :
- (1) première union
- (2) deuxième union, etc.
Exemple : préciser une union
- 10Ba : une descendante (B puis a) à partir de 10
- 10(1)Ba : même idée, mais vous précisez que cela concerne la 1re union (utile en cas de remariage et de fratries recomposées)
Beau-fils / enfant d’une union précédente
C’est ici que les parenthèses deviennent vraiment utiles, car elles évitent les confusions.
- 1A : enfant direct du de cujus (pas besoin d’indiquer l’alliance si vous voulez simplifier)
- 1(2A) : enfant apporté par le conjoint (ex. beau-fils), rattaché via une alliance
Plus vous voulez être précis (unions multiples, “plusieurs lits”), plus la notation peut s’allonger. L’essentiel : rester cohérent.
Décrypter un numéro en quelques secondes
- Je repère les parenthèses : j’identifie immédiatement une alliance.
- Je lis le binaire : je sais de quel côté de l’ascendance je suis et à quelle génération.
- Je lis les lettres : je descends génération par génération, avec l’ordre et le genre.
Exemple pour un collatéral :
Elle est la nièce du personnage racine, parente au 3e degré (droit civil) ou du 1er au 2e degré (droit canon).
Nous pourrions également l’écrire 10Ba – sans préciser le numéro de l’union ; ajouter (1) apporte une précision qui peut être utile en cas d’union multiple et d’enfants nés de plusieurs lits.
À l’inverse, pour la descendance directe de la personne racine, il n’est pas nécessaire d’indiquer l’alliance (1). Le fils aîné de l’individu racine de l’arbre, pourra porter le 1A au lieu du 1(1)A ; la petite fille le 1Aa. Par contre le beau-fils, né d’une précédente union de la nouvelle épouse du de cujus portera le 1(2(1)A) ou 1(2A). Attention aux parenthèses ! La notation de l’alliance dépend de votre volonté de précision.
Exemple pour un allié :
L’individu représenté par ce numéro est le grand-oncle par alliance du personnage racine.
Cas particulier : l’implexe
Comme dans tous les systèmes de numérotation, un même individu peut apparaître à plusieurs endroits (mariages entre cousins, Endogamie locale, etc.).
En cas d’implexe, un même individu peut donc avoir plusieurs numéros : c’est normal, car le numéro décrit un chemin dans l’arbre, pas une “identité unique universelle”. Pour en savoir plus sur les implexes, lire notre article “Les implexes en généalogie”
Les + et les –
Les avantages
- Vous distinguez clairement :
- la lignée directe (binaire),
- les collatéraux (lettres),
- les alliés (parenthèses).
- Le numéro donne une lecture immédiate : branche, génération, type de lien.
Les limites
- Le système demande de la rigueur, surtout avec les parenthèses.
- Plus on remonte/descend, plus le numéro devient long.
- L’implexe oblige parfois à gérer plusieurs numéros pour une même personne.
Mini charte
- Le de cujus = 1.
- Ascendance : ajouter 0 (père) / 1 (mère) à chaque génération.
- Descendance/collatéraux : A, B, C… (ordre), casse = genre (Maj = homme / min = femme).
- Si l’ordre est inconnu : utiliser l’ordre d’enregistrement (règle stable).
- Alliés : utiliser des parenthèses ; préciser (1), (2) seulement si utile.
- Beau-fils / branche recomposée : parenthèses obligatoires (sinon confusion).
- Implexe : accepter plusieurs numéros et relier l’individu par une note/ID.
Bon à savoir
Découvrez en plus sur les systèmes de numérotation en généalogie sur Généawiki
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